Histoire & légendes

Marina la Star, 50 ans d'histoire

Nous sommes dans les années 60, le tourisme estival est en plein essor et la politique d’aménagement du territoire engendre l’urbanisation de la Côte d’Azur. Mais un seul projet de grande envergure est programmé : Marina Baie des Anges. Un design avant-gardiste signé André Minangoy, ingénieur diplômé qui un jour dessine au creux de sa main quatre pyramides. Sa vision est un édifice qui évoque d’immenses vagues blanches qui s’enroule autour d’un port de plaisance. C’est avec Jean Marchand, un promoteur visionnaire, que le projet va pouvoir être réalisé. Sa construction a débuté en 1968, période de forte croissance économique ( les fameuses « Trente Glorieuses » ) et s’est terminée en 1993 après 25 ans de travaux et de péripéties. Aujourd’hui Marina Baie des Anges est un centre de villégiature qui représente une superficie de 16 hectares, qui comporte environ 1600 appartements répartis dans 4 bâtiments dont le plus grand culmine à 70 mètres. Au centre se trouvent un port de plaisance de 550 anneaux qui a été en partie creusé dans les terres, une croisette piétonne qui accueille un ensemble de restaurants, commerces, centre de balnéothérapie et services.

Si ce complexe a soulevé une violente polémique au moment de sa construction – à cause de  son gigantisme - sa grande qualité architecturale, son intégration dans les collines de l’arrière-plan, son ingéniosité pour l’époque ainsi que la satisfaction des résidents ont fait taire la critique et placé ce site sur la liste des incontournables à voir dans la région. Le label « Patrimoine Architectural du XXème siècle » qui valorise les constructions remarquables lui a d’ailleurs été décerné. Qu’on l’aime ou pas, Marina Baie des Anges ne laisse personne indifférent.

Marina la Star, 50 ans d'histoire
en visite commentée...

Vous souhaitez enrichir votre curiosité ? L’Office de Tourisme vous propose une visite commentée depuis les jardins privés de Marina Baie des Anges. Cette visite permet de comprendre l’origine et les principes de sa construction, enrichie d’anecdotes ce qui en fait son charme. C’est une véritable rencontre avec une oeuvre du XX° siècle dont les courbes changent au fil de la balade. Organisée durant le salon de l’innovation nautique Marina Hightech, la visite sera agrémentée d’une exposition d’archives et de photos.

Visites organisées les mercredis matin en été et aux Journées du Patrimoine - inscription 3€ / pers. au 04 92 02 66 16



De l'Antiquité à l'an 2000….

Un site occupé depuis l’Antiquité

Les plus anciennes traces d'occupation sur la commune remontent à la protohistoire avec un habitat dispersé sur plusieurs sites. Le site de Villeneuve-Loubet appartenait au territoire de la cité d'Antipolis. A Vaugrenier, les fouilles archéologiques des années 70 témoignent de la présence de Romains. Elles ont mis au jour les restes d'un sanctuaire grec du II° siècle avant J.C ainsi que les vestiges d'un grand temple édifié au centre d'une agglomération romaine implantée le long de la via Aurelia au Ier siècle de notre ère.

Une citée fondée par Romée

C'est au début du XIII° siècle que s'est constituée la seigneurie de Villeneuve par agrégation des territoires de trois fiefs : Le Gaudelet, Le Loubet et La Garde. A l'origine, l'expédition guerrière est menée par Romée de Villanova, un noble catalan au service du Comte de Provence. Vers 1230, Romée, en vainqueur, construit un château ( dont il reste le donjon ), fonde le village et constitue la nouvelle seigneurie en lui donnant son nom : Villeneuve. Romée de Villeneuve, Sénéchal de Provence, était un personnage considérable, il jouait le rôle de "premier ministre" au sein de la cour comtale. Il est même devenu un personnage légendaire célébré par Dante Alighieri dans la Divine Comédie.

La forteresse médiévale, un monument historique remarquable

Edifié vers 1230 sur le territoire conquis par Romée de Villeneuve, c’est un des rares exemples de l'architecture médiévale dans les Alpes-Maritimes. Il a gardé son magnifique donjon pentagonal de 32 mètres de haut. Les murs d'enceinte qui protègent la forteresse sont percés de grandes canonnières du début du XVI° siècle. Le logis a été réaménagé au fil du temps après que le château a perdu sa fonction militaire pour devenir lieu de villégiature. Les dernières modifications datent de la fin du XIX° de même que le parc, planté d'espèces méditerranéennes et exotiques, lui aussi inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques. C'est une propriété privée appartenant à la famille Panisse-Passis depuis 1742. Visites guidées organisées par l'Office de Tourisme

A l'heure de la Renaissance

Au XVI° siècle, les Lascaris, seigneurs de Villeneuve sont parvenus à reconstruire et repeupler le village, déserté suite aux épidémies et aux disettes. C'est à cette époque que  Villeneuve-Loubet a rencontré l'histoire de France, en se trouvant au cœur des guerres d'Italie qui opposaient l'empereur Charles Quint au Roi de France. Occupé en 1524 par le Connétable de Bourbon, à la tête des armées impériales, puis en 1536 par l'Empereur Charles Quint en personne, le château connaitra ses heures de gloire en 1538 quand le Roi de France, François Ier, viendra y séjourner pour négocier la Trêve de Nice avec l'Empereur à la demande du Pape Paul III. Une reconstitution historique est organisée chaque année en été en savoir +

La Belle Epoque de Villeneuve-Loubet

A la Belle Epoque ( 1870-1914 ), avec ses commerces, ses artisans, la commune qui compte alors un millier d'habitants est une petite bourgade très animée. Sa principale vocation est agricole grâce aux terres irriguées par le Loup où les cultures maraichères prospèrent. On y cultive aussi le blé, la vigne, les oliviers et les plantes à parfum ( menthe, géraniums, rose de mai ) pour les parfumeries de Grasse. L'élevage du ver à soie qui illustre pourtant le blason de la commune, a disparu et c'est la production de tabac, très réglementée, qui apporte un appréciable complément de revenu.
C'est à cette époque que prend naissance le tourisme d'excursion à Villeneuve. Les citadins de Grasse ou de Nice prennent l'habitude de venir se détendre le dimanche au bord du Loup. Des hôtels restaurants s'implantent, des guinguettes s'installent sur les rives ombragées, on se promène en barque ou en calèche… Et l'arrivée du tramway au début du XX° siècle ancre définitivement la vocation touristique de Villeneuve-Loubet. On notera d'ailleurs qu'au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale, le Maréchal Pétain élira résidence dans une superbe propriété du côté des Ginestières, détruite depuis. Le site  accueille aujourd'hui l'IME Henri Wallon.

Blason d'hier et d'aujourd'hui

En l'an 1696, Villeneuve-Loubet adopta spontanément le blason « d’or aux deux cocons de vers à soie de sable en sautoir ». A l’époque l’élevage du ver à soie était une activité très répandue dans le sud-est de la France ; la sériciculture - au départ activité annexe - est devenue une spécialité locale, un des atouts majeurs de la commune. Elle marque aussi une première expérience d'agriculture à destination de l'industrie, en l'occurence la soierie lyonnaise jusqu'à la fin du XVII° siècle.

La légende dei Granouïe

Selon la légende, les rivières et les berges humides de Villeneuve-Loubet attiraient autrefois les grenouilles en quantité. Une nuit, les villageois voulurent mettre fin à leurs coassements qui les empêchaient de dormir en les chassant armés de bâtons, fourches, branches...  Depuis ce jour ils ont été affublés d'un surnom "Lei Granouïe" qui désigne en provençal le héron, prédateur de grenouilles.
Cette dernière est devenue la mascotte de la cité et l'association des anciens du village porte le nom de Lei Granouïe.

La naissance de la ville résidentielle actuelle

Après la seconde guerre mondiale, de nombreux projets d'aménagement transforment le petit bourg agricole en commune littorale, résidentielle et touristique. Au moment où la Côte d'Azur devient une destination de choix pour les vacances d'été, Villeneuve est la capitale française des campings avec une trentaine de terrains implantés principalement au bord de la Méditerranée.
Puis des programmes immobiliers de grande qualité ( les Hauts de Vaugrenier, les Hameaux du Soleil, le Domaine Saint-Andrieu ) se réalisent. Le plus emblématique est celui de Marina Baie des Anges, construit entre 1969 et 1993. Sur des terrains acquis par Lucien Nouvel, l'architecte André Minangoy a dessiné un véritable complexe touristique autour d'un port de plaisance. Jean Marchand est le dynamique promoteur qui parviendra à mener à bien cet ambitieux projet, classé en 2001 "patrimoine architectural du XX° siècle".

 

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